Un crime contre l'humanité est imprescriptible parce qu'il est hors du temps : le fait que l'accusé soit vieux ne change rien à la qualification de ses actes, car la justice est un message envoyé aux morts autant qu'aux vivants.
Est ce que tu peut me faire un podcast ou miles et Léna ont un débat miles étant pour condamner les criminels nazi plusieurs décennie après les faits, lena étant contre


Creado por exalumnos de la Universidad de Columbia en San Francisco
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Lena : Dis, Miles, je suis tombée sur un article qui m'a fait tiquer. On y parlait d'un ancien nazi, Léon Degrelle, qui est mort en exil en Espagne en 1994, à presque 90 ans, sans jamais avoir été inquiété par la justice belge. Ça m'a fait réfléchir : aujourd'hui, en 2026, on continue parfois de traquer des centenaires pour des faits qui datent de plus de quatre-vingts ans. Je me demande si ça a encore un sens judiciaire, au fond.
Miles : Ah, le cas Degrelle, c'est l'exemple type. Le mec était un haut gradé de la Waffen SS, un vrai "ultra" de la collaboration. Pour moi, la question ne se pose même pas : le crime contre l'humanité est imprescriptible. Si on arrête de chercher, on envoie quel message ? Que si tu cours assez vite et que tu vis assez vieux, on finit par oublier tes massacres ?
Lena : Je ne dis pas qu'on oublie, loin de là. Mais regarde le procès de Nuremberg : à l'époque, en 1945, les mecs somnolaient déjà dans le box des accusés à cause de la lenteur des traductions. Alors imagine aujourd'hui, avec des accusés qui ont parfois des troubles cognitifs... Est-ce qu'on ne transforme pas la justice en une sorte de mise en scène symbolique un peu vaine ? À un moment, la prescription, c'est aussi reconnaître que le temps a fait son œuvre.
Miles : Justement, le temps ne change pas l'horreur des faits. À Nuremberg, quand ils ont projeté les films des camps, le procureur Jackson disait que "l'enfer avait répandu son souffle sur le prétoire". Ce souffle-là, il ne s'éteint pas avec l'âge du criminel. Juger, même tard, c'est une barrière contre le négationnisme qui, lui, est toujours bien vivant.
Lena : Pas faux, mais il y a un côté acharnement qui me dérange. On juge des ombres. Et c'est là que ça devient vraiment complexe quand on regarde l'impact sur les descendants...